Pourquoi il faut souhaiter une bonne année 2021 aux apprentis

Troublée par la crise sanitaire, l’année 2020 a été très compliquée à gérer par de nombreuses entreprises. Voyant leur avenir s’assombrir, beaucoup d’entre elles ont hésité, et parfois même renoncé, à recruter des apprentis. Les mesures prises par le gouvernent permettent actuellement de soutenir l’engouement pour l’alternance, mais cela va t-’il suffire ? Pour aborder cette nouvelle année de manière pertinente, il est temps de s’intéresser aux seuls enjeux sur lesquels nous pouvons compter, et que nous devons soutenir quoi qu’il arrive : les apprentis eux-mêmes.

Tenir bon
Difficile de le nier, l’année 2020 a été particulièrement dure à négocier pour la plupart des entreprises. Entre les confinements, le télétravail et la fermeture des commerces “non essentiels”, la crise sanitaire a profondément remis en question leur mode de fonctionnement et leur raison d’être. Fort heureusement, le monde du travail s’est adapté pour faire face à la situation de manière pragmatique et assurer sa survie. Conséquence pour l’apprentissage : les centres de formation observent une baisse des annonces de recrutement en alternance, et ce, malgré les mesures prises par le gouvernement pour soutenir les apprentis et les entreprises.

Quoi qu’il en coûte
En 2019, l’apprentissage a connu une très forte progression suite aux précédentes réformes, avec une augmentation du nombre d’apprentis de +16%, soit près de 500 000 personnes au total. Alors que la pandémie pourrait fragiliser cette hausse constante depuis plusieurs années, le gouvernement a pris une série de mesures soutenant les différents acteurs. Pour sécuriser les jeunes et les centres de formation, le paiement des contrats en cours a été garanti, l’activité partielle a été ouverte aux apprentis et la formation à distance a été développée. De leur côté, les entreprises se sont vues verser des aides de 5 000 euros à 8 000 euros sans conditions pour les TPE et PME, rendant le coût de l’apprenti presque nul la première année. Enfin les apprentis n’ayant pas trouvé d’entreprise d’accueil obtiennent un délai supplémentaire de 6 mois pour y arriver à compter du 1er septembre 2020, tout en suivant leur formation. 

Le défi de l’entreprise
Ces mesures représentent une preuve que le gouvernement s’engage pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes. Et l’apprentissage fait partie intégrante de ses priorités afin d’y arriver. Cependant, face à une crise qui va encore durer plusieurs mois, il est naturel de se demander si ces mesures vont suffire… L’activité commence seulement à redémarrer pour certaines entreprises, et la plupart est préoccupée par le carnet de commandes, la gestion du chômage partiel et les mesures sanitaires à appliquer. Donc, les aides financières ont besoin d’être soutenues par une meilleure promotion de l’apprentissage. Avec une communication qui met en valeur les professionnels recrutant des apprentis et les bénéfices qu’ils en retirent. En 2021, les apprentis ont besoin que les entreprises s’engagent à leurs côtés pour construire un avenir professionnel commun. Les uns ne peuvent pas avancer sans les autres. Les entreprises n’ayant pas recours à l’apprentissage doivent s’en rendre compte et cela représente un vrai défi.

 

“Aujourd’hui on sait que pour bien faire de ses mains, il faut une tête bien faite.”

 

L’apprenti comme enjeu
Plus que jamais, il faut que les apprentis prennent conscience qu’ils ont une place à occuper dans le monde de l’entreprise. L’excellence de leur projet professionnel est leur meilleure carte pour y accéder. Parce qu’ils peuvent compter sur leur centre de formation pour les aider, parce qu’ils ont choisi l’apprentissage pour de bonnes raisons, ils doivent continuer à être persuadés que leur avenir est entre leurs mains. C’est le meilleur moyen de persuader un recruteur du bien-fondé de leur candidature. En démontrant qu’ils sont conscients des difficultés rencontrées par l’entreprise, en mentionnant les mesures gouvernementales de manière subtile, en faisant preuve de résilience, ils peuvent se démarquer auprès des professionnels désireux de recruter de nouveaux talents. 

Jeunes et spontanés
En plus de leur soif d’apprendre et de leurs qualités, les apprentis ont une autre carte à jouer pour tirer leur épingle du jeu. Et celle-ci se trouve dans le marché caché de l’emploi. En postulant de manière spontanée, ils s’ouvrent de nombreuses possibilités et touchent des entreprises qui n’ont pas forcément pensé à l’alternance comme levier de progression en 2021. Les faits le prouvent, une grande majorité des apprentis trouvent leur entreprise d’accueil suite à une candidature spontanée. Pour cela, ils doivent procéder méthodiquement, en listant les entreprises de leur région susceptibles de les embaucher et en adaptant leurs candidatures à leurs interlocuteurs.

À la question de savoir s’il faut souhaiter une bonne année 2021 aux apprentis, c’est un grand oui. Malgré la période difficile qui se profile à l’horizon, si ces derniers l’abordent de manière résiliente, en veillant à se démarquer, et en s’appuyant sur tous les acteurs qui peuvent les aider, ils trouveront forcément un horizon dégagé pour leur avenir professionnel.

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L’apprentissage est aussi une voie d’excellence

Naturellement, tous les parents veulent le meilleur pour leurs enfants. Afin d’assurer leur avenir professionnel, ils sont persuadés que des études longues dans des écoles prestigieuses leur offrent une voie d’excellence. Mais ce Saint Graal existe pourtant ailleurs… Avec l’apprentissage, les jeunes peuvent aussi emprunter un chemin menant vers un avenir glorieux. En effet, la formation en alternance est exigeante. À tel point que les élèves les plus doués se voient proposés de participer au concours des Meilleurs Apprentis de France. Porté par la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France, cette distinction prestigieuse est un gage de réussite pour ceux qui arrivent à la décrocher.

Passe ton bac d’abord
Boîte à bac, puis prépa et grande école… Le chemin semble tout tracé pour réussir son avenir professionnel. Cette croyance est profondément ancrée dans notre société. Même si cela tend à évoluer, cette vision est entretenue dès le début de la scolarité des enfants. Avant la réforme du bac, tous les yeux étaient rivés sur la filière scientifique. La seule qui permettait d’accéder aux études les plus prestigieuses, et qui était réservée aux élèves les mieux notés. Le système éducatif nourrit le rêve des parents de voir leurs enfants accéder aux emplois les mieux rémunérés et les plus en vue. Mais ne serait-ce pas au détriment des aspirations des principaux intéressés ? Et s’ils avaient envie d’exceller ailleurs, et de s’émanciper des ambitions qui leur sont imposées ?

L’un des meilleurs parmi les meilleurs
C’est tellement plus gratifiant d’être l’un des meilleurs. Surtout quand on pratique le métier qu’on a envie de faire ! L’alternance est, par définition, une formation exigeante et professionnalisante. Elle demande de trouver un maître d’apprentissage, et donc, d’être embauché par une entreprise avant même de trouver un centre de formation. Cependant, quand la motivation est là, l’apprenti fait le reste. Il progresse jour après jour afin de devenir maître de son art. Depuis plus de 25 ans, cet effort est soutenu et reconnu par le concours “Un des Meilleurs Apprentis de France”. Organisé par la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France, avec le soutien du Ministère du Travail, et du Secrétariat d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation, ce concours est bien la preuve que l’apprentissage peut également être une voie d’excellence. Et ce, au même titre que des études plus conventionnelles. 

 

“Aujourd’hui on sait que la voie de la facilité n’est pas celle que l’on croit.”

 

L’important, c’est de faire ce qu’on aime
Chaque année, ce sont 6 000 candidats qui s’inscrivent au concours. 90 métiers sont représentés : pâtissier ou boulanger pour les plus connus, mais aussi soudage, art de la table et du service, ou coiffure ! Il est réservé aux jeunes de moins de 21 ans en alternance dans un établissement public ou privé. Le but affiché consiste à valoriser l’excellence du travail de ces nombreux jeunes, et bien sûr, de les pousser à aller encore plus loin dans leur niveau d’exigence. C’est une porte d’entrée qui permet également à certains d’être mis en relation avec des artisans titrés “Meilleur Ouvrier de France”. Ces derniers pourront ainsi les former et les emmener vers le concours dédié aux professionnels. La transmission d’un savoir-faire est au cœur de cette démarche. Aucun jeune n’est poussé à devenir une bête de concours. Cette distinction a simplement pour objectif de valoriser les métiers et l’apprentissage, en démontrant que l’exigence n’est pas réservée qu’à une élite.

Quelle voie choisir ?
Aujourd’hui, il n’existe pas de concours pour devenir “Meilleur Manager de France”. Mais est-ce vraiment un manque ? Quand un élève sort d’une grande école, il se retrouve sur le marché du travail avec le même diplôme que les autres, et sans expérience. Quant à lui, l’apprenti n’est pas toujours lauréat du concours quand il cherche son premier job, mais lui possède une expérience et un savoir-faire unique. Les entreprises lui ouvrent les bras parce que son projet professionnel est mûr et réfléchi. Il est tout à fait capable de remplir sa mission, parce qu’il a trouvé sa place dans la société et qu’il a travaillé dur pour y arriver. Si en plus il possède une médaille, il pourra la faire valoir, démontrer son expertise et rendre ses parents fiers. 

L’apprentissage est ouvert à tous, et surtout, à ceux qui désirent devenir meilleur chaque jour. Être lauréat du concours “Un des Meilleurs Apprentis de France” n’est pas obligatoire pour s’épanouir et se réaliser professionnellement. Mais ce gage de qualité représente une preuve que la mission de l’alternance consiste à tirer chaque jeune vers le haut. Et c’est à leur initiative que cela est rendu possible. Avec la bonne volonté de leur maître d’apprentissage, ils s’élèvent vers la perfection et l’accomplissement de soi. Et si chacun révisait ses positions afin de redéfinir ce qu’est une voie d’excellence à l’heure actuelle ? 

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Apprenti et maître d’apprentissage : un lien unique en son genre

Les jeunes ne sont pas tous égaux quand ils arrivent sur le marché du travail. Avec un diplôme théorique en poche, ils manquent de pratique et doivent passer par la case stage pour espérer être embauché un jour. Ceux qui ont été formés par un maître d’apprentissage ont déjà des bases solides pour mettre en valeur leur employabilité. Parce qu’un lien unique se crée, avec une forte dimension de transmission et de confiance, l’apprentissage permet de donner un sens à leur parcours dès le point de départ. C’est un engagement pris par le maître d’apprentissage envers son apprenti, et l’apprenti envers son maître d’apprentissage. 

Les grandes écoles et les grandes désillusions
Poussés par leurs parents, nombre de jeunes se pressent pour passer les concours des grandes écoles. Après deux années de travail intense en prépa, et parfois même trois, ils entrent dans un circuit où la concurrence est le maître mot. Certains s’y retrouvent et créent un réseau qui leur permettra par la suite d’occuper de hauts postes dans de grandes entreprises. Mais la plupart reste bloquée à l’entrée de ces études et finit par revoir ses objectifs en ayant perdu de précieuses années. L’ultra-sélection est-il encore un modèle acceptable pour préparer les jeunes à affronter le monde du travail à l’heure actuelle ? Et si la transmission était la clef pour les orienter dans la direction qui les aidera à s’épanouir ?

La force est avec toi, padawan
L’alternance possède une grande force : le maître d’apprentissage. Quand un jeune choisit cette voie, il doit d’abord se faire recruter par un mentor qui lui transmettra son savoir-faire. Cependant, si son projet est réfléchi, il en trouvera forcément un. Puis en intégrant l’entreprise et le centre de formation, c’est un lien fort qui se crée entre le maître et l’apprenti. Fondé sur la bienveillance, le travail et la passion du métier, ce lien n’est pas à sens unique, puisque l’un apprend de l’autre. C’est pourquoi de nombreux professionnels cherchent également des apprentis à former. Il est tellement grisant de transmettre. Ainsi, le jeune apprenti est véritablement pris sous l’aile d’un professionnel aguerri qui lui donnera confiance et lui offrira les armes pour s’en sortir. Donc, au terme de sa formation, l’apprenti arrive sur le marché du travail en donnant du sens à son action et possède déjà un véritable savoir-faire. Pas besoin pour lui de trouver un autre stage puisqu’il possède une employabilité forte et peut prendre en main sa destinée.

 

Aujourd’hui on sait que des études longues sont seulement de looongues études.

 

Un engagement réciproque et inversement
Bien entendu, la relation qui se noue entre un maître d’apprentissage et un apprenti est aussi un lien de confiance. Chacun doit remplir sa part du contrat afin que les deux parties soient gagnantes dans l’échange. Pour le maître, cela lui permet de profiter d’une main d’œuvre jeune et volontaire, mais qui a encore besoin d’être formée. Pour l’apprenti, c’est la garantie de profiter d’une formation professionnalisante qui, en plus de lui apporter une précieuse expérience, lui offre une vision radieuse de son avenir professionnel. Cet équilibre peut sembler utopique, mais le bénéfice est tellement important pour les deux parties qu’il est rare de voir un contrat être rompu. Dans la grande majorité des cas, c’est l’enthousiasme et la soif d’apprendre de l’apprenti qui est le véritable moteur de progression.

L’histoire ne fait que commencer
La réalité du marché du travail est souvent rude pour un jeune. Surtout quand on considère l’ultra-concurrence qu’il y règne. Alors, qui aura le plus de chances de s’en sortir ? Celui qui aura encore tout à apprendre avec un diplôme théorique en poche ? Ou celui qui aura appris un métier, sera recommandé par ses pairs et sera capable d’occuper un poste sans formation supplémentaire ? Ces questions peuvent rester en suspens, mais ce qui est certain, c’est que le jeune devra trouver un sens profond à son parcours personnel pour s’en sortir. En plus de l’exigence qu’il doit porter à sa candidature, c’est son histoire professionnelle qu’il doit écrire, et ce, quel que soit son métier. À ce moment précis, l’avantage de la transmission entre un maître d’apprentissage et un apprenti prend tout son sens. Le maître d’apprentissage montre la voie et l’apprenti choisit de l’emprunter pour apprendre dans les meilleures conditions possibles.

Un diplôme théorique ouvre des portes, mais ferme l’opportunité d’apprendre un métier en étant accompagné par un professionnel expérimenté. Il arrive encore trop souvent que des jeunes se lancent dans des études longues, simplement pour satisfaire les exigences de leurs parents. En leur faisant découvrir les nombreux métiers accessibles via l’alternance, certains pourraient trouver un sens à leur parcours professionnel, mais également un guide qui les fait grandir. Pour leur bien, il nous appartient de changer de regard sur notre système éducatif et de revoir nos priorités.

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